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La créatine monohydrate est une molécule naturelle de l’organisme qui est soi apportée directement par l’alimentation (1g/jour) soit synthétisée par le foie, les reins et le pancréas à partir acides aminés (glycine, arginine, méthionine) et véhiculée dans les muscles par le courant sanguin (on estime à 2g la synthèse endogène du corps chaque jour).
Source d'énergie de fort potentiel, la creatine intervient dès le début d'efforts violents, à caractère anaérobie alactique. Sa dégradation est très rapide et s'épuise en quelques secondes (5 à 7s). Son action instantanée offre d'énormes possibilités de contraction musculaire, en un temps record. De plus sa dégradation permet une re-synthèse accélérée de l'A T P (molécule de transport d'énergie). L'ATP, combinée au calcium et au magnésium régule le couple contraction/relâchement au sein des fibres musculaires. Cette opération est primordiale et contribue au rendement de toutes les filières énergétiques: aérobie, anaérobie lactique et alactique.
En dehors de son rôle précis sur les capacités énergétiques d’un athlète, la creatine aurait la capacité de stimuler d’autre fonctions, en particulier au niveau du cerveau.
Médiatisée depuis 1994 seulement, beaucoup de sportifs connus avouent utiliser la créatine. Ces révélations ont provoqué une vive réaction de l'opinion publique, mal informée sur le sujet et encore secouée par les "affaires" de dopage du tour de France cycliste 98. Un amalgame amplifié par le manque de repère dans le milieu médical, ou les avis divergent sur la réelle efficacité d'une supplémentation et sur le statut d'ergogène à lui accorder.
Cependant tous s'accordent à dénoncer les risques d'une supplémentation anarchique et excessive qui s'avère nocive pour la santé.
Dans le doute, la France en interdit la commercialisation, mais pas la consommation!?! A noter que la creatine n'est pas inscrite sur la liste des produits dopants éditée par le comité international olympique (CIO) : elle est que tolérée.
Le sport accentue les dépenses énergétiques et occasionne des déséquilibres biologiques. La créatine se dégrade avec l'exercice intense, on estime la perte quotidienne à 2g pour un sujet de 70 kg.
Une supplémentation peut s'envisager pour aider l'organisme à récupérer, d'un cycle de musculation, ou d'autres efforts à caractère intensif et fractionné :
- Ne pas dépasser deux mois de cure consécutive. Chaque prise doivent être couplée avec des glucides à assimilation rapide, ce qui permet de favoriser son entrée au niveau musculaire grâce à l’intervention de l’hormone insuline.
Les effets sont alors les suivants :
- un léger gain musculaire de l'ordre de 1 à 2 kilos maximum, le gonflement temporaire est à mettre sur le compte d'une rétention d'eau dans les tissus musculaires.
- une récupération musculaire accélérée pendant les répétitions, lors de fractionnés ou durant un match.
- le pouvoir tampon des fibres est amélioré,ce qui retarde l'acidité dans les muscles.
- la moitié de la créatine est re-synthétisée en moins de 1 minute et la totalité en 5 à 6 minutes, sa re-synthèse est dépendante en oxygène.
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